The End

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 16:12

Prairies du Paradis. - Meadows Of Heaven.


Je ferme les yeux, la lanterne se meurt, l'odeur du réveil, du miel sauvage et de la rosée, des jeux d'enfants, des forêts et des lacs, des rivières d'argent, des jouets des jours passés.
Prairies du Paradis.
Les fleurs de miracles, et les trésors cachés, dans la praire de la vie.
Mon hectare de Paradis, un coeur d'hiver âgé de cinq ans, dans un endroit appelé maison, naviguant sur les vagues du passé.
Prairies du Paradis.
Un fauteuil à bascule sans un rêveur.
Une balançoire en bois sans rires.
La boîte de sable sans soldats de plomb.
L'époque de Noël sans l'Envol.

Un rêve limité pour la vie

Les fleurs se fânent, les trésors restent cachés
Jusqu'à ce que je vois la première étoile d'automne
Je m'endort
Et vois tout :
L'attention de la Mère
Et la couleur des cerfs-volants

Prairies du Paradis.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 16:03

The Fear is HERE

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 15:01

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 12:21



Comment savez vous si la terre n'est pas l'enfer d'une autre planète ?

# Posté le samedi 13 décembre 2008 06:42

Je suis comme le roi d'un pays pluvieux (Recueil : Les Fleurs du mal - Spleen)

Je suis comme le roi d'un pays pluvieux (Recueil : Les Fleurs du mal - Spleen)
Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,
Qu
i, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S
'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes.

Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne
distrait plus le front de ce cruel malade ;

Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau,
Ne
savent plus trouver d'impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.

Le
savant qui lui fait de l'or n'a jamais pu
De son être extirper l'élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et
dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
Il
n'a su réchauffer ce cadavre bété
Où coule au lieu de sang l'eau verte du Léthé.
Je ne sais pas ce que veux dire quing gé Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 16:59